Bien compris, bien écrit

bien-compris-bien-ecrit

Le pro­fes­seur Feyn­man, phy­si­cien nobe­li­sé en 1965, fait réfé­rence chez les scien­ti­fiques, pour sa capa­ci­té à vul­ga­ri­ser des sujets très com­plexes.
Feyn­man consi­dé­rait à rai­son que lors­qu’on est capable d’ex­pli­quer une notion com­plexe de manière simple, alors on la maî­trise com­plè­te­ment. Il rejoint Ein­stein, qui disait peu ou prou la même chose.
C’est exac­te­ment la méthode que tout rédac­teur ou jour­na­liste se doit d’ap­pli­quer avant de rédi­ger un article.

  • « Ai-je par­fai­te­ment com­pris ce dont je veux par­ler ?»
  • « Suis-je capable de le retrans­crire avec mes mots ?»
  • « Puis-je racon­ter l’his­toire à mon voi­sin ?»

Si vous tra­vaillez avec des jour­na­listes ou des rédac­teurs, faites le test. Lors­qu’un pas­sage n’est pas clair dans un article, deman­dez-leur ce qu’ils ont vou­lu dire. Presque sys­té­ma­ti­que­ment, le flou tra­hit une com­pré­hen­sion par­tielle du sujet par l’au­teur…
C’est pour cela que rédi­ger des conte­nus dans des uni­vers tech­niques sup­pose un savoir-faire qui n’est pas si com­mun : la capa­ci­té de com­prendre, com­bi­née à celle de res­ti­tuer sim­ple­ment…

Un conseil pour tous les rédacteurs ?

Décor­ti­quez votre sujet, posez des ques­tions même si elles paraissent par­fois stu­pides à votre inter­lo­cu­teur. Pre­nez la pos­ture du Can­dide. Ne faites pas « comme si » vous aviez com­pris.

Et une fois que vous êtes sûr d’a­voir com­pris, refor­mu­lez. Deman­dez à votre inter­lo­cu­teur si « en d’autres termes », « autre­ment dit », vous avez bien sai­si ce qu’il vou­lait vous dire. Cette refor­mu­la­tion est le pre­mier pas vers une com­mu­ni­ca­tion plus lisible.

Ce texte a été ana­ly­sé par Lisible et a obte­nu un Lisis­core de 70.

Stéphanie Guillaume