Comment réécrire vos phrases subordonnées pour gagner en lisibilité

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Vous reli­sez votre texte et quelque chose coince. La phrase est longue, l’i­dée s’y perd. Le cou­pable ? Sans doute une pro­po­si­tion subor­don­née nichée au milieu, qui alour­dit la lec­ture. Mais bonne nou­velle : ça se repère et ça se cor­rige. Et le résul­tat est immé­dia­te­ment plus lisible.

Qu’est-ce qu’une proposition subordonnée ?

Une pro­po­si­tion subor­don­née, c’est un bout de phrase intro­duit par qui, que, dont, où, lequel, si, parce que… Elle sert à pré­ci­ser, com­plé­ter, nuan­cer. Elle est utile en soi, mais sou­vent uti­li­sée en excès, au point de trans­for­mer une phrase simple en construc­tion alam­bi­quée que le lec­teur doit dénouer avant de com­prendre.

Pourquoi les propositions subordonnées sont-elles un obstacle à la lisibilité ?

Le pro­blème ne vient pas de la subor­don­née elle-même. Il vient de l’empilement. Donc s’il y a plu­sieurs subor­don­nées dans une même phrase, la lec­ture devient un effort. Or, quand on écrit en lan­gage clair, on doit tou­jours essayer de s’en tenir à un prin­cipe simple :

Une idée = une phrase

Quand une phrase contient trop d’in­for­ma­tion, le lec­teur doit rete­nir plu­sieurs élé­ments en même temps pour en sai­sir le sens glo­bal. C’est ce qu’on appelle la charge cog­ni­tive : plus elle est éle­vée, plus la lec­ture fatigue, et plus le risque de décro­cher aug­mente.

Mal­heu­reu­se­ment, on retrouve sou­vent ces tour­nures dans des conte­nus des­ti­nés à un large public : textes admi­nis­tra­tifs, pages web, com­mu­ni­ca­tions ins­ti­tu­tion­nelles.

Comment se débarrasser des propositions subordonnées ?

La pre­mière ques­tion à se poser est la sui­vante : est-ce que toutes ces infor­ma­tions doivent vrai­ment tenir dans une seule phrase ? Sou­vent, la réponse est non 🙂

La bonne nou­velle : cer­taines subor­don­nées sont faciles à réécrire.

Par exemple :

> Cette mai­son que j’ai connue toute ma vie et dans laquelle j’ai gran­di s’ap­prête à être démo­lie.

Peut deve­nir :

> J’ai connu cette mai­son toute ma vie et j’y ai gran­di. Mal­heu­reu­se­ment, elle s’apprête à être démo­lie.

Pour d’autres, il fau­dra faire preuve d’un peu d’ingéniosité.

Par exemple :

> Si vous êtes concer­né par ces aides excep­tion­nelles, vous pou­vez adres­ser votre demande à l’adresse sui­vante.

Devien­dra :

> Vous êtes concer­né par ces aides excep­tion­nelles ? Vous pou­vez adres­ser votre demande à l’adresse sui­vante.

À noter
Toutes les subor­don­nées ne sont pas à ban­nir. Cer­taines sont indis­so­ciables du sens prin­ci­pal : les sépa­rer crée des phrases orphe­lines ou des contre­sens. L’ob­jec­tif n’est pas de sup­pri­mer les subor­don­nées à tout prix, mais d’i­den­ti­fier celles qui rendent les phrases lourdes et de les retra­vailler.
C’est là que la vigi­lance du rédac­teur fait la dif­fé­rence !

Lisible détecte les phrases subordonnées pour vous aider à réécrire vos textes

Grâce à son module d’IA, Lisible sur­ligne les phrases com­plexes, dont les pro­po­si­tions subor­don­nées, direc­te­ment dans l’é­di­teur. Vous voyez d’un coup d’œil où elles se trouvent et vous pou­vez les réécrire, avec des sug­ges­tions de refor­mu­la­tion adap­tées au contexte.

Ce texte a été ana­ly­sé avec Lisible et a obte­nu un Lisis­core de 75.

Anaïs L