Guide pratique pour des textes lisibles sans latinismes

Vous pen­sez qu’utiliser des lati­nismes dans un texte est un gage de sérieux ? En réa­li­té, ces petits mots des­servent la com­pré­hen­sion géné­rale de vos textes, et mettent en dif­fi­cul­té vos lec­teurs. Car oui, pour com­prendre un texte par­se­mé de lati­nismes, encore faut-il en être fami­lier. Or, leur pré­sence consti­tue une dif­fi­cul­té pour la majo­ri­té des lec­teurs. Expli­ca­tions.

Qu’est-ce qu’un latinisme ?

Les lati­nismes sont des mots, expres­sions, ou tour­nures de phrases emprun­tés au latin. Les lati­nismes sont géné­ra­le­ment uti­li­sés tels quels, sans expli­ca­tion par­ti­cu­lière, comme si tout le monde les com­pre­nait aisé­ment.

Les latinismes dans le domaine du droit

Les lati­nismes sont connus pour leur pro­li­fé­ra­tion dans les textes juri­diques.
Par exemple : « de cujus » qui signi­fie « la per­sonne dont la suc­ces­sion est ouverte »

Dans le domaine du droit en par­ti­cu­lier, on se plaint de la suru­ti­li­sa­tion des lati­nismes. Les docu­ments juri­diques en étant rem­plis, il est dif­fi­cile pour un lec­teur qui ne dis­pose d’aucune connais­sance en droit ou en latin de les com­prendre. À cause de ce jar­gon par­fois indé­chif­frable, les docu­ments perdent en lisi­bi­li­té. De plus en plus d’associations ou d’organisations juri­diques se mobi­lisent afin de rendre le droit et ses textes plus acces­sibles. Et si vous fai­siez de même, à votre niveau ?

Dans notre utilisation quotidienne au travail

Les lati­nismes sont éga­le­ment uti­li­sés dans de nom­breux contextes au quo­ti­dien, et notam­ment au tra­vail.
Par exemple : « ad hoc » qui signi­fie « pour un usage par­ti­cu­lier »

Il n’est pas rare d’entendre des phrases de ce type :

« Nous devons pré­pa­rer une pré­sen­ta­tion ad hoc sur le sujet. »

Pour­tant, il suf­fi­rait de dire :

« Nous devons pré­pa­rer une pré­sen­ta­tion spé­ci­fique sur le sujet. »

Pourquoi les emprunts peuvent compliquer la lecture d’un texte ?

Sim­ple­ment parce que même si cer­tains de ces mots sont bien connus (a prio­ri, idem, alter ego), ils ne sont pas tou­jours bien connus de votre lec­teur. Ces mots jar­gon­nants sont en géné­ral réser­vés à cer­tains domaines pro­fes­sion­nels et appar­tiennent à un voca­bu­laire tech­nique pré­cis. Alors pour évi­ter que cer­tains de vos lec­teurs ne com­prennent pas votre texte à cause des mul­tiples locu­tions latines qui s’y glissent, sup­pri­mez-les !

Comment remplacer un latinisme ?

Une meilleure lisi­bi­li­té passe par une meilleure acces­si­bi­li­té ! Cela veut dire, éli­mi­ner ces petits mots para­sites, peu com­pré­hen­sibles. Lorsque vous iden­ti­fiez un lati­nisme dans votre texte, rem­pla­cez-le. Dans la qua­si-tota­li­té des cas, son alter­na­tive fran­çaise (ou du moins sa tra­duc­tion) existe.

Lisible vous aide à remplacer les emprunts

Lisible et son algo­rithme repèrent les emprunts, dont les lati­nismes, qui se cachent dans vos textes. Et grâce aux sug­ges­tions de refor­mu­la­tion, vous pou­vez faci­le­ment les rem­pla­cer par leurs alter­na­tives fran­çaises.

Ce texte a été ana­ly­sé avec Lisible et a obte­nu un Lisis­core de 70.

Anaïs L