Abréviations et lisibilité : les règles pour ne pas perdre vos lecteurs

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On croit allé­ger un texte en uti­li­sant des abré­via­tions à tout va, mais en réa­li­té on perd le lec­teur. Quelques règles simples suf­fisent à uti­li­ser vos abré­via­tions, sigles et acro­nymes sans créer de confu­sion, et à rendre vos conte­nus vrai­ment lisibles. On vous explique.

Qu’est-ce qu’une abréviation ?

Une abré­via­tion consiste à réduire un mot ou une expres­sion à quelques lettres.

Il en existe plu­sieurs types :

  • Les abré­via­tions conven­tion­nelles

Par exemple : Madame = Mme

  • Les sigles, for­més des lettres ini­tiales d’un groupe de mots

Par exemple : Pro­duit inté­rieur brut = PIB

  • Les acro­nymes, des sigles pro­non­cés comme des mots ordi­naires

Par exemple : Unes­co, Uni­cef

  • Les sym­boles, les signes qui prennent la valeur d’un mot pour le rem­pla­cer

Par exemple : =, <

Pourquoi les abréviations freinent-elles la lisibilité ?

Les abré­via­tions rendent le texte lourd et peu com­pré­hen­sible. Par consé­quent, lorsque le lec­teur n’est pas fami­lier de l’abréviation, il est per­du !

Quel­que­fois, cer­taines abré­via­tions sont admises dans le voca­bu­laire d’un groupe ou d’une entre­prise. Néan­moins, lorsque vous écri­vez pour un large public, tout le monde doit vous com­prendre. Vous devez donc être sûr que votre lec­to­rat sait de quoi vous par­lez. Lorsque vous avez besoin d’utiliser une ou plu­sieurs abré­via­tions, il faut pen­ser à bien les expli­ci­ter en amont, afin que votre lec­teur com­prenne votre mes­sage du pre­mier coup.

Par ailleurs, cer­taines abré­via­tions ont plu­sieurs sens. Si vous ne les défi­nis­sez pas, vous pre­nez le risque de ne pas par­ler la même langue que votre lec­teur. Par exemple, vous avez beau uti­li­ser l’abréviation AMF en vou­lant faire réfé­rence à l’Autorité des Mar­chés Finan­ciers, si votre lec­teur l’assimile à l’Association des Maires de France, vous crée­rez un qui­pro­quo…

Donc, si l’utilisation d’abréviations peut sus­ci­ter la confu­sion et l’incompréhension chez votre lec­teur, autant vous en pas­ser !

Faut-il bannir toutes les abréviations ?

Non, pas besoin de ban­nir toutes les abré­via­tions : cer­taines sont très cou­rantes et ne posent pas de pro­blèmes à la lec­ture. C’est le cas de la RATP, de l’ONU ou du CV. D’autres servent à évi­ter de répé­ter à de nom­breuses reprises un mot long ou com­plexe qui alour­dit votre texte.
Alors si votre com­mu­ni­ca­tion néces­site d’utiliser plu­sieurs fois ce type de mot, expli­ci­tez une fois l’abréviation, en fai­sant suivre l’appellation com­plète entre paren­thèses, et uti­li­sez-la tout le long.

Lisible vous aide à écrire des textes plus clairs

Lisible repère les abré­via­tions dans votre texte. Vous n’avez plus qu’à les rem­pla­cer ou les expli­ci­ter.

Ce texte a été ana­ly­sé avec Lisible et a obte­nu un Lisis­core de 70.

Anaïs L